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Salesforce Platform Developer I : Guide de certification 2026
Publié le 10/03/2026 · 8 min de lecture · Certifexpress
La certification Salesforce Certified Platform Developer I (PDI) est la certification de développement de référence dans l'écosystème Salesforce. Elle valide votre capacité à développer des applications personnalisées sur la plateforme Salesforce en utilisant le langage de programmation Apex et les composants d'interface utilisateur Lightning Web Components (LWC). C'est la certification idéale pour les développeurs Java, JavaScript ou Python souhaitant maîtriser le développement Salesforce et rejoindre l'un des écosystèmes de développement les plus dynamiques du marché.
Platform Developer I vs Salesforce Administrator
La certification Platform Developer I est complémentaire à la certification Salesforce Administrator :
- Salesforce Administrator : configure Salesforce sans code (declarative development) — flows, process builder, validation rules, formulas
- Platform Developer I : développe des fonctionnalités personnalisées avec du code (programmatic development) — Apex, LWC, SOQL, intégrations API
Avoir les deux certifications crée un profil très complet qui comprend à la fois les possibilités déclaratives et programmatiques de Salesforce. Beaucoup de développeurs Salesforce commencent par l'Admin avant de passer au PDI.
Format de l'examen PDI : 60 questions (QCM) + 5 questions non notées, 110 minutes, score minimum de 65 %. Prix : 200 $. Prérequis recommandé : expérience de développement et connaissance de la plateforme Salesforce.
Les domaines de l'examen Platform Developer I
Développeur Salesforce et fondamentaux de la plateforme (7 %)
- Anatomie de la plateforme Salesforce : objets, champs, relations, sécurité, automatisation, intégrations
- L'environnement de développement Salesforce : Salesforce DX, Developer Edition, Sandboxes, types de sandboxes (Developer, Developer Pro, Partial Copy, Full)
- Outils de développement : Visual Studio Code avec l'extension Salesforce, Salesforce CLI (sf), Developer Console, Workbench
- Qu'est-ce qu'un package, un namespace, une org Scratch ?
Data Modeling et gestion (13 %)
- Objets Salesforce : standard vs personnalisés, propriétés, limites des objets personnalisés
- Types de champs et leurs caractéristiques (Master-Detail vs Lookup : rollup summary, cascade delete, partage)
- Relations entre objets : One-to-Many, Many-to-Many (via Junction Objects), Hierarchical, Self-Relationship
- Schema Builder pour visualiser et créer des relations
- Schéma de données Salesforce et impact sur les requêtes SOQL
Logique et processus (40 %)
C'est le domaine le plus important et le plus technique :
Apex — le langage de programmation Salesforce
Apex est un langage orienté objet fortement typé, syntaxiquement proche de Java, qui s'exécute sur les serveurs Salesforce en mode multi-tenant. Points clés :
- Syntaxe de base : classes, méthodes, variables, types de données (Integer, Decimal, String, Boolean, Date, List, Set, Map, sObject)
- Gouvernance des limites (Governor Limits) : Salesforce impose des limites strictes au code Apex pour protéger les ressources multi-tenant (100 SOQL queries max par transaction, 150 DML statements, 50 000 records processed, heap size 6MB)
- Triggers Apex : before insert, before update, before delete, after insert, after update, after delete, after undelete — bonnes pratiques (un seul trigger par objet, logique dans des handler classes)
- Classes et méthodes utilitaires : inner classes, static methods, Apex collections operations
- Apex asynchrone : Future methods (@future), Batch Apex (Database.Batchable), Queueable Apex, Schedulable Apex — quand et pourquoi utiliser chacun
SOQL et SOSL
- SOQL (Salesforce Object Query Language) : syntaxe SELECT/FROM/WHERE similaire au SQL mais avec des limitations (pas de JOIN classique, accès via relations de points)
- Requêtes de relation : Parent-to-Child (sous-requête), Child-to-Parent (dot notation)
- Fonctions d'agrégation SOQL : COUNT(), SUM(), AVG(), MAX(), MIN(), GROUP BY, HAVING
- SOQL for loops pour traiter de grandes quantités de records sans violer les governor limits
- SOSL (Salesforce Object Search Language) : recherche full-text dans plusieurs objets simultanément
Tests Apex
- Classes de test Apex : annotation @IsTest, méthodes @IsTest, @TestSetup pour les données communes
- Couverture de code : minimum 75 % de couverture requise pour déployer en production
- Test.startTest() / Test.stopTest() pour les tests asynchrones
- Mocking avec Test.setMock() pour les callouts HTTP dans les tests
Interface utilisateur (25 %)
Lightning Web Components (LWC)
LWC est le framework de composants web moderne de Salesforce, basé sur les standards web (HTML, CSS, JavaScript ES6+) :
- Structure d'un composant LWC : fichier HTML (template), fichier JS (controller), fichier CSS, fichier meta XML
- Communication entre composants : propriétés (@api), événements (CustomEvent, bubbles, composed), wire adapters (@wire)
- Directives LWC : if:true, for:each, iterator
- Appels Apex depuis LWC : @wire avec des méthodes Apex @AuraEnabled, import direct de méthodes Apex
- Lightning Data Service (LDS) : getRecord, getFieldValue pour lire les données sans Apex
Aura Components (Aura)
L'ancienne technologie de composants Salesforce (encore testée dans l'examen) :
- Structure Aura : component (.cmp), controller (.js), helper (.js), style (.css), design (.design)
- Différences entre Aura et LWC (syntaxe, performance, interopérabilité)
Tests, debugging et déploiement (15 %)
- Debugging : Debug Logs dans Developer Console, System.debug(), Log levels (ERROR, WARN, INFO, DEBUG, FINE)
- Déploiement : Salesforce DX (sf project deploy), Change Sets (entre environments connectés), Metadata API, ANT Migration Tool
- Environnements : Developer, Sandbox, Production — flux de déploiement recommandé
- Source-driven development avec Salesforce DX et contrôle de version Git
Bonnes pratiques Apex à maîtriser
La règle d'or : Ne jamais faire de DML ou de SOQL dans une boucle. Toujours bulkifier le code Apex pour respecter les governor limits. Utilisez des listes pour les opérations DML et SOQL for loops ou des méthodes Database.query() pour les ensembles volumineux.
- Bulkification : toujours écrire du code qui peut traiter 200 records (limite du trigger batch size)
- Pattern handler pour les triggers : un trigger par objet, toute logique dans une classe Handler séparée
- Éviter le code monolithique : diviser la logique en classes utilitaires réutilisables
- Sécurité with sharing / without sharing / inherited sharing : contrôle du respect des règles de partage
Ressources de préparation
- Trailhead Salesforce Developer Beginners Path : modules interactifs avec des défis de code dans un vrai environnement Salesforce
- Superbadge Apex Specialist sur Trailhead : projet pratique qui valide les compétences Apex avancées
- Focus on Force PDI Practice Exams : les meilleurs examens blancs pour le PDI
- Udemy Salesforce Platform Developer I Certification : cours de préparation complets
- Developer Edition Org : compte de développement gratuit et permanent sur developer.salesforce.com
Durée de préparation recommandée
- Développeur Java/JavaScript expérimenté : 2 à 3 mois pour apprendre Apex et LWC
- Administrateur Salesforce certifié souhaitant coder : 3 à 4 mois
- Débutant complet en développement : 6 à 9 mois (apprenez d'abord les bases du développement)
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